Visakha Puja

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Visakha Puja (pleine lune de mai — création 2011)
Médiums : théâtre, marionnettes et marionnettes d’ombre
Sujets : Adoption internationale, familles d’accueil et autres familles atypiques
Mythe : légende thaïlandaise de l’Ourse qui tomba amoureuse d’un homme. Légende de Kampha-PhiNoy
Texte : Ariane Genet de Miomandre
Mise en scène : Marylène Breault
Direction de production : Ariane Genet de Miomandre
Assistante mise en scène : Anne-Marie taillefer
Marionnette : Joannie D’Amours
Vidéo : Vincent Bastien Masse
Scénographie : Benoit Grégoire
Costume : Amélie Jodoin
Bande sonore : Jeanne Fortin-L
Éclairage et direction technique : Jean-François Morel
Avec : Lyne Lefort, Marc-André Bertold, Valérie Roy, Marie-Ève Morency et Oliver Koomsatira
Enfants : Louka Labrecque, Ariya Sourin Kasak

Nicolas et Véronique forment un couple qui veut des enfants. Véronique, marionnettiste, veut absolument adopter malgré son utérus (marionnette) qui essaie de la convaincre d’avoir des enfants biologiquement. Elle n’est pas stérile. Mais Nicolas, psychanalyste, veut un enfant le plus « naturellement » possible. Il rejette l’adoption. Sa cellule de reproduction, « cell » (marionnette et téléphone) l’encourage dans cette voie et un conflit éclate au sein du couple.

Sarah est une enfant née d’une mère prostituée et droguée, en prison. La DPJ a mis un terme à leur relation. Sarah idéalise la maternité et rêve de vivre avec sa mère en étant maman elle-même. Enfant, puis adolescente rebelle et agressive, elle fugue et commet régulièrement de petits délits qui la font quitter ses familles d’accueil. Elle parle plus à son amie Jenny (une autre habituée des centres pour jeunes) et à la marionnette Nancy (figurant sa mère idéalisée) qu’à n’importe quel adulte.

Souchith (qui signifie « mélancolie » au Laos) est un adulte né en Thaïlande. Il est adopté à 10 ans passés, par des Québécois travaillant dans l’orphelinat où il a été placé. Il n’accepte pas d’avoir été déraciné de son pays et, même s’il a eu ainsi l’opportunité de faire ses études en droit et de très bien gagner sa vie, il vit isolé et passe son temps libre à rêver d’une Thaïlande où il retourne souvent. Malheureusement, dans son pays d’origine, il n’est plus considéré comme un Thaï. Souchith cherche visiblement son identité.

Souvansaï (« le bien pensant » au Laos) est un enfant qui attend, dans un orphelinat thaïlandais, d’être adopté. Il est calme, créatif, intelligent, souriant. Pour chaque fête de son pays, il prépare des marionnettes d’ombres et un spectacle devant Geneviève, une bénévole de l’orphelinat.
Véronique et Nicolas tentent un compromis et essaient la famille d’accueil. Après quelques années infructueuses avec Sarah, le couple se sépare. Véronique part en Thaïlande où elle rencontre le petit Souvansaï. C’est elle qui lui montrera à confectionner des marionnettes d’ombres. Pour réunir la somme en vue d’adopter l’orphelin thaï, elle revient vendre ses ovocytes en Amérique.

Au Québec, Nicolas a pris la décision d’avoir recours à une mère porteuse et à l’insémination artificielle. Véronique ne réussit pas à ramasser la somme nécessaire à l’adoption. Elle ne parvient qu’à retourner voir l’enfant en Thaïlande pour lui faire ses adieux. C’est alors qu’elle rencontre Souchith…